Buste d’Edith Cavell

Infirmière héroïque de 14-18, célébrée pour son courage.

Lieu

Parc Montjoie

Date

2015

Artiste / Auteur

Nathalie Lambert

Ce buste, réalisé par l’artiste belge Nathalie Lambert, est une sculpture en bronze posée sur un socle en pierre bleue, portant le nom d’Edith Cavell et une épitaphe. À travers cette œuvre, Nathalie Lambert a voulu refléter la personnalité de l’infirmière britannique : sa force, sa douceur, sa persévérance et son dévouement envers les autres.

L’inauguration de cette sculpture en hommage à Edith Cavell a eu lieu le 12 octobre 2015, une date symbolique marquant le centenaire de sa mort. Cavell fut exécutée par les Allemands le 12 octobre 1915, pendant la Première Guerre mondiale. De nombreuses personnalités ont assisté à cette cérémonie, notamment la princesse Anne d’Angleterre, la princesse Astrid de Belgique et Armand De Decker, alors Bourgmestre d’Uccle. L’œuvre fut dévoilée au public en levant un voile rouge.

Edith Cavell est née en 1865 dans le comté de Norfolk, en Angleterre. En 1890, elle se rend en Belgique pour travailler comme gouvernante à Bruxelles, avant de retourner en Angleterre pour soigner son père malade. Cette expérience l’inspire à devenir infirmière, une carrière qu’elle débute après une formation dans divers hôpitaux anglais.

En 1907, le docteur Antoine Depage, fondateur de l’une des premières écoles d’infirmières laïques de Belgique, invite Edith Cavell à en prendre la direction, ce qu’elle accepte. Elle s’installe alors à Bruxelles pour former de futures infirmières.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, Edith Cavell se trouve en Angleterre, mais décide de retourner en Belgique, malgré les conseils de sa famille. Sous sa direction, la clinique de Bruxelles devient un hôpital de la Croix-Rouge où elle soigne des soldats blessés. Très vite, elle s’engage dans un réseau d’évasion, organisé à partir de Mons, par le Prince et la Princesse de Croÿ. Ce réseau permettait à des soldats alliés de s’échapper vers les Pays-Bas, pays resté neutre durant le conflit, avant de rejoindre leurs forces armées. On estime que 160 à 200 soldats ont ainsi été sauvés grâce à ce réseau.

En août 1915, le réseau est dénoncé aux autorités allemandes. Edith Cavell est arrêtée le 15 août et emprisonnée à Saint-Gilles, en attente de son procès. Condamnée à mort pour trahison avec 27 autres membres du réseau, elle est fusillée le 12 octobre 1915 au Tir national de Schaerbeek. Après la guerre, sa dépouille est rapatriée en Angleterre où elle repose dans la cathédrale de Norwich.

La mort d’Edith Cavell a profondément marqué l’opinion publique et est devenue un symbole de la barbarie allemande, souvent exploité par la propagande alliée. Son histoire est commémorée par de nombreux ouvrages, films et monuments. Dès 1918, Uccle lui rend hommage en renommant une rue en son nom et en érigeant, en 1920, un monument dédié à sa mémoire et à celle de Marie Depage. Le buste inauguré en 2015 s’inscrit dans cette continuité de commémorations.

  • « Nouvelles brèves », Ucclensia, n°258, Janvier 2016, p. 42-43 ; « Edith Cavell, Nathalie Lambert », Inventaire du patrimoine mobilier, https://collections.heritage.brussels/fr/objects/70359, consulté le 17 juin 2024.
  • « Edith Cavell », Inventaire du patrimoine mobilier, https://collections.heritage.brussels/fr/objects/70359, consulté le 15 juillet 2024.
  • « Histoire d’Edith Cavell », Belgian Edith Cavell Commemoration Group, http://www.edith-cavell-belgium.eu/fr/histoire-cavell.html#theme2, consulté le 15 juillet 2024.
  • André BUYSE, « Miss Edith Cavell : la mémoire d’une héroïne de la Grande Guerre qui se distingua dans la capitale belge est toujours bien vivante à Uccle », Ucclensia, Janvier 2015, n°253, p. 21-25.
  • André LOEZ, “Héros”, dans Jean-Yves LE NAOUR (dir.), Dictionnaire de la Grande Guerre, Paris, Larousse, 2008, p. 248.
  • Andrew BROWN, « Edith Cavell – Un nouveau mémorial à Bruxelles », Ucclensia, Hiver 2024, n°296, p. 11-14.
  • Christian LAPORTE, « Edith Cavell, un hommage digne de son engagement », La Libre, 28 septembre 2015, https://www.lalibre.be/belgique/2015/09/28/edith-cavell-un-hommage-digne-de-son-engagement-HDPDWQSBRNEAXECB5FNI7D4NJY/, consulté le 19 juin 2024.
  • Jean LOWIES, « Edith Cavell ou le courage en exemple », Ucclensia, Mars 2006, n°209, p. 17-20.
  • R. MEURISSE, Découvrez Uccle, ses rues et places, Uccle, Editions R. Meurisse, 1986, p. 36.
  • Valérie PIETTE, “Edith Cavell” dans John MERRIMAN et Jay WINTER, Europe since 1914, vol. 1, Detroit, Charles Scribner’s Sons, 2006, p.532-533.
  • Library of Congress, Prints & Photographs Division, LC-DIG-ggbain-20322 (digital file from original negative)

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